Zurück zum Blog

Histoire de Boa Vista : découvrez le passé de l'île

25. August 2026

Découvrez l'histoire de Boa Vista au Cap-Vert : premiers habitants, commerce du sel, Sal Rei, Povoação Velha, morna, pirates et patrimoine maritime.

Lorsque l'on pense à Boa Vista au Cap-Vert, les premières images qui viennent à l'esprit sont souvent celles de longues plages de sable blanc, du désert de Viana et des eaux turquoise de l'océan Atlantique.

Pourtant, derrière ces paysages se cache une histoire beaucoup plus riche.

Pendant plusieurs siècles, Boa Vista a vécu au rythme de la mer, du commerce, du sel, de la pêche et des migrations. Des premiers établissements humains à l'essor de Sal Rei, en passant par le commerce maritime, les attaques de pirates, la naissance de traditions culturelles et l'indépendance du Cap-Vert, l'île conserve encore aujourd'hui de nombreuses traces de son passé.

Découvrir l'histoire de Boa Vista, c'est donc regarder l'île autrement : derrière chaque village, chaque ruine et chaque bateau se cache une partie de l'histoire cap-verdienne.

Boa Vista avant les premiers établissements humains

Comme toutes les îles du Cap-Vert, Boa Vista est d'origine volcanique. Elle fait toutefois partie, avec Sal et Maio, des îles les plus anciennes de l'archipel, ce qui explique son relief beaucoup plus érodé, plat et aride que celui d'îles comme Santo Antão ou Fogo.

Selon l'Institut du tourisme du Cap-Vert, Boa Vista fut atteinte par les navigateurs portugais en 1460, au début de l'expansion européenne dans l'Atlantique. L'exploitation du sel, l'élevage et les échanges commerciaux ont ensuite favorisé l'occupation progressive de l'île.

L'histoire humaine de Boa Vista commence donc étroitement liée à deux éléments qui continueront à façonner son destin pendant plusieurs siècles : ses ressources naturelles et l'océan Atlantique.

Les premiers habitants de Boa Vista

L'installation humaine ne s'est pas faite en une seule étape.

Les recherches historiques et culturelles rapportées par le portail touristique officiel de Boa Vista indiquent qu'à partir de la fin du XVe siècle, des personnes réduites en esclavage ainsi que des hommes libres furent transportés vers l'île. La rencontre entre différentes populations africaines et européennes, puis les échanges avec des marins et commerçants étrangers, ont progressivement participé à la création d'une société et d'une culture propres à Boa Vista.

Cette histoire rappelle que la culture cap-verdienne actuelle s'est construite à la croisée de plusieurs influences, mais aussi dans le contexte violent de l'esclavage et de la colonisation portugaise.

Au fil des générations sont apparus une langue, des traditions, une musique et une identité créole aujourd'hui profondément associées au Cap-Vert.

Povoação Velha, l'un des berceaux historiques de Boa Vista

Pour découvrir cette partie de l'histoire de l'île, Povoação Velha est un lieu incontournable.

Situé au pied de Rocha Estância, le village est présenté par le portail touristique officiel de Boa Vista comme le premier lieu habité de l'île. Il fut également un centre important de Boa Vista et aurait conservé le statut de capitale jusqu'en 1810.

Aujourd'hui encore, son architecture, ses ruelles et son église permettent d'imaginer une Boa Vista très différente de celle des grands hôtels et des infrastructures touristiques actuelles.

Povoação Velha permet surtout de comprendre que l'histoire de l'île ne commence pas à Sal Rei : bien avant le développement de la capitale actuelle, des communautés vivaient déjà à l'intérieur et dans le sud de Boa Vista.

Rabil et le développement des échanges

Rabil occupe également une place importante dans l'histoire de Boa Vista.

Le portail touristique officiel de l'île situe sa fondation à la fin du XVIe siècle et indique que le village devint un centre lié notamment au commerce du sel et à la pêche.

Rabil conserve encore aujourd'hui une tradition artisanale particulièrement connue : la poterie et le travail de la terre cuite. Cette activité fait partie des éléments du patrimoine culturel mis en avant par l'Institut du tourisme du Cap-Vert.

Ainsi, lorsque l'on visite aujourd'hui un atelier de poterie à Rabil, on ne découvre pas uniquement un souvenir touristique : on entre en contact avec une pratique artisanale directement rattachée à l'histoire culturelle de l'île.

Le sel : l'une des grandes richesses historiques de Boa Vista

Pour comprendre le développement de Boa Vista, il faut parler du sel.

À une époque où la conservation des aliments dépendait largement du salage, cette ressource avait une véritable importance commerciale. Au XVIIIe siècle, le commerce du sel jouait notamment un rôle essentiel dans l'économie de la région.

Boa Vista possédait plusieurs zones naturelles propices à son exploitation.

Le sel était ensuite échangé avec d'autres îles et différentes destinations maritimes. Cette activité participa au développement des communautés de Boa Vista et contribua progressivement à renforcer l'importance de Sal Rei.

Et ce commerce est encore visible dans le nom même de la capitale.

Pourquoi Sal Rei s'appelle-t-elle Sal Rei ?

La capitale de Boa Vista porte aujourd'hui le nom de Sal Rei.

Ce nom est directement lié à l'importance historique des salines qui entouraient la ville et à l'exploitation du sel. Le portail officiel de Boa Vista rappelle que Sal Rei était autrefois particulièrement liée à la collecte du sel et à l'élevage.

Lorsque le commerce maritime se développa, Sal Rei devint progressivement l'un des principaux centres économiques de l'île.

Des commerçants et responsables politiques s'y installèrent et firent construire des maisons de deux ou trois étages. Plusieurs traces de cette époque peuvent encore être observées dans l'architecture de la ville.

Se promener aujourd'hui dans le centre de Sal Rei à Boa Vista, notamment autour de ses places et de ses anciennes maisons, permet ainsi de retrouver une partie de cette période où le commerce maritime occupait une place centrale.

Une île exposée aux pirates et aux attaques maritimes

Le développement du commerce avait également un revers.

Les marchandises, le sel et les navires attirèrent l'attention de pirates et de corsaires fréquentant l'Atlantique.

Face à Sal Rei, sur l'îlot situé dans la baie, les autorités portugaises établirent une fortification destinée à protéger le port et la ville contre les attaques. Le portail officiel de Boa Vista mentionne encore cette forteresse parmi les éléments historiques visibles autour de Sal Rei.

Cette présence défensive rappelle à quel point la mer représentait alors à la fois une source de prospérité et une source de danger.

À Boa Vista, l'histoire terrestre et l'histoire maritime sont donc presque impossibles à séparer.

Curral Velho, un village aujourd'hui abandonné

Dans le sud de l'île se trouvent les ruines de Curral Velho, un ancien village côtier.

Le site touristique officiel de Boa Vista situe l'établissement à partir du XVIIe siècle et décrit une communauté vivant principalement de la pêche mais également du commerce du sel.

La vie y était particulièrement difficile. L'isolement, le manque d'eau potable durant les périodes sèches et les attaques de pirates contribuèrent progressivement au départ des habitants. Le village fut finalement abandonné au XIXe siècle selon cette même source.

Aujourd'hui, les ruines de Curral Velho constituent l'un des témoignages les plus saisissants du passé de Boa Vista.

Devant ces bâtiments abandonnés face à l'océan, il devient plus facile d'imaginer les difficultés auxquelles étaient confrontées les anciennes communautés de l'île.

Boa Vista et la naissance de la morna

L'histoire de Boa Vista ne se résume pas au commerce.

Elle est également profondément culturelle.

La morna, aujourd'hui l'un des grands symboles musicaux du Cap-Vert, a été inscrite en 2019 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO.

Concernant ses origines exactes, les sources historiques restent prudentes. Le dossier présenté à l'UNESCO évoque Boa Vista comme le lieu d'apparition probable d'une forme ancienne ou « proto-morna », tandis que certaines traditions évoquent également l'île de Brava dans l'évolution ultérieure du genre.

Le portail culturel de Boa Vista situe l'apparition de cette première forme musicale entre la fin du XVIIIe et le milieu du XIXe siècle et associe notamment Povoação Velha à certaines des premières mornas connues.

Il est donc plus exact de dire que Boa Vista joue un rôle majeur dans les origines de la morna, plutôt que de présenter son lieu de naissance comme un fait historique définitivement établi.

Cette musique raconte souvent la distance, l'amour, la mer, le départ et la sodade : des thèmes intimement liés à l'histoire du peuple cap-verdien.

La mer au cœur de l'histoire de Boa Vista

Pêcheurs, commerçants, navigateurs et familles ont vécu pendant des générations avec l'Atlantique comme horizon.

Les échanges commerciaux dépendaient des navires. La pêche contribuait à nourrir les populations. Le sel partait par bateau. Des voyageurs arrivaient, d'autres habitants quittaient l'île.

Cette ouverture maritime a mis Boa Vista en contact avec différentes cultures et populations. Le portail officiel de l'île souligne justement l'influence des échanges commerciaux internationaux et des contacts avec les peuples étrangers dans la formation de son patrimoine socioculturel.

C'est pourquoi découvrir Boa Vista depuis la mer permet aussi, d'une certaine manière, de se rapprocher de son histoire.

Depuis la baie de Sal Rei, le paysage actuel conserve encore cette relation entre la ville, son port, son îlot et l'Atlantique.

Le Cabo Santa Maria : une histoire plus récente devenue emblématique

Toutes les histoires de Boa Vista ne remontent pas à plusieurs siècles.

Sur la plage d'Atalanta repose encore aujourd'hui l'un des symboles les plus célèbres de l'île : l'épave du Cabo Santa Maria.

Le cargo espagnol s'est échoué sur les côtes de Boa Vista en septembre 1968. Selon les sources touristiques officielles de l'île et du Cap-Vert, il transportait une importante cargaison lorsqu'il s'est retrouvé immobilisé sur un banc de sable.

Son chargement fut progressivement récupéré et l'épave resta sur place.

Avec les décennies, le sel, les vagues et la corrosion ont transformé le navire en une immense structure rouillée dont il ne subsiste aujourd'hui qu'une partie.

Ce naufrage est beaucoup plus récent que les autres épisodes de l'histoire de Boa Vista, mais il est devenu tellement associé à l'image de l'île qu'il appartient désormais à sa mémoire collective.

De la période coloniale à l'indépendance du Cap-Vert

Pendant plusieurs siècles, Boa Vista, comme le reste de l'archipel, fit partie de l'empire colonial portugais.

Au XXe siècle, le mouvement en faveur de l'indépendance du Cap-Vert et de la Guinée-Bissau prit progressivement de l'importance.

Après la chute de la dictature portugaise en 1974 et une période de transition politique, le Cap-Vert proclama son indépendance le 5 juillet 1975.

Boa Vista entra ainsi dans une nouvelle période de son histoire en devenant l'une des îles de la République indépendante du Cap-Vert.

Pour comprendre l'île actuelle, cette date reste fondamentale : elle marque la fin de plusieurs siècles de domination coloniale portugaise et le début de la construction du Cap-Vert contemporain.

Boa Vista aujourd'hui : entre patrimoine et tourisme

Aujourd'hui, Boa Vista est devenue l'une des îles du Cap-Vert les plus associées au tourisme balnéaire et aux activités nautiques. Pourtant, son patrimoine historique demeure visible dans de nombreux endroits.

À Sal Rei, certaines constructions rappellent l'époque du commerce du sel. À Povoação Velha, le visiteur retrouve l'un des plus anciens foyers de peuplement de l'île. À Rabil, l'artisanat rappelle des traditions transmises au fil des générations. À Curral Velho, les ruines témoignent d'un mode de vie aujourd'hui disparu. Et sur la plage d'Atalanta, le Cabo Santa Maria raconte une histoire maritime beaucoup plus récente.

Le patrimoine de Boa Vista est également culturel : architecture, artisanat, musique, langue créole, traditions et relation avec l'océan font tous partie de l'identité de l'île.

Les lieux à visiter pour découvrir l'histoire de Boa Vista

Si vous souhaitez aller au-delà des plages pendant votre séjour, plusieurs lieux permettent de mieux comprendre le passé de l'île :

Sal Rei, pour son architecture, son port, ses salines et son patrimoine maritime ; Povoação Velha, pour découvrir l'un des plus anciens lieux habités de Boa Vista ; Rabil, notamment pour son artisanat et la poterie ; Curral Velho, avec les ruines de l'ancien village ; l'îlot de Sal Rei, où subsistent les traces d'une fortification destinée à protéger la baie ; Praia de Atalanta, pour découvrir l'épave du Cabo Santa Maria.

Ces lieux permettent de comprendre que Boa Vista n'est pas simplement une destination de plage. Son territoire est également le résultat de plusieurs siècles d'échanges, de migrations, de commerce, de difficultés et de traditions.

Découvrir Boa Vista, c'est aussi comprendre son histoire

Une plage peut sembler complètement sauvage aujourd'hui alors qu'elle fut autrefois utilisée par des pêcheurs ou des commerçants.

Une petite ville comme Sal Rei peut sembler paisible sans que l'on imagine l'importance passée de son commerce maritime.

Et une promenade en bateau dans la baie prend une autre dimension lorsque l'on sait que ces mêmes eaux ont vu passer pendant des siècles pêcheurs, commerçants, navigateurs et navires venus de différents horizons.

L'histoire de Boa Vista est donc indissociable de l'océan Atlantique.

Chez Marina Travel Tours, nous aimons cette relation entre Boa Vista et la mer. Découvrir l'île depuis l'océan permet non seulement d'admirer ses paysages sous un autre angle, mais également de se rapprocher d'un élément qui a accompagné toute son histoire.

Aujourd'hui encore, la mer reste au cœur de la vie de Boa Vista.

Et c'est peut-être en regardant l'île depuis l'océan que l'on comprend le mieux pourquoi.